
Bonjour à tous,
Après une longue absence, me voila de retour ; suite à la fin du programme scientifique prédateur proie et à un déplacement à l’étranger (Colombie), je vous apporte des nouvelles fraîches du parc alpha données par Vanessa AUCOIN, la remplaçante de Stéphanie au poste de capacitaire.
A Alpha, l’hiver a plutôt été calme ; les animaux se portent bien et commencent leurs périodes de chaleurs.
Tala, la petite dernière des ERPS est en chaleur depuis dimanche 23 janvier. (Ce sont ses premières chaleurs – elle aura 3 ans cette année)
Discrète, la dominante du PELAGO est en chaleur* depuis le 26 Janvier.
Donc, un peu de tension au sein des enclos mais pas d’excès, les loups « interagissent »… La Vie en meute, Quoi !
Vivement le printemps!!!!
Une adaptation des rations quotidiennes a été effectué pour favoriser la reproduction ainsi que la hiérarchie au sein des meutes; Du coup, les soigneurs ont la chance d’observer Cassiopée, la petite dernière du Pélago (elle aura 2 ans cette année) qui désormais vient au point de nourrissage tous les jours et les loups des Erps sont beaucoup plus dynamiques et joueurs.
En dehors de ça, il n’y a pas eu beaucoup de neige cet hiver au Boreon.
Ci-joint quelques explications scientifiques données par Véronique LUDDENI, la vétérinaire du parc.
*Les chaleurs = Cycle œstral de la louve
• Le préœstrus
Chez les louves en captivité, sa durée est en moyenne de 15,7 jours soit environ le double par rapport aux chiennes. Dans la vie sauvage, cette durée a été évaluée à quarante-cinq jours, voire à soixante. Le préœstrus est caractérisé par un attrait accru des mâles envers les femelles, mais par un refus temporaire de celles-ci à toute approche copulatoire. Ce comportement est attribué, chez la femelle, à des concentrations sanguines accrues d’œstrogène, avec une montée de l’hormone jusqu’à la fin du préœstrus.
Le taux de progestérone reste généralement stable mais il peut augmenter entre le neuvième et le vingt et unième jour avant la montée préovulaire de l’œstrus.
• L’œstrus
Une étude sur des louves en captivité a montré que l’œstrus durait en moyenne
neuf jours avec un maximum observé de quinze jours dans certains cas. La durée et la variabilité de la période de déclenchement de ce même œstrus chez les louves sauvages sont peu connues. Cependant, le fait de savoir qu’une même femelle peut être réceptive sur un laps de temps d’un mois environ laisse supposer que l’œstrus pourrait être supérieur à la durée moyenne observée en captivité. Chez la louve, l’œstrus est caractérisé par un comportement sexuel positif envers le mâle qui comprend la station debout et stable, la présentation de la vulve avec la queue en retrait sur le côté, l’acceptation de la monte et de la poussée pelvienne du mâle. Ce comportement est alors attribué à un déclin du taux sanguin d’œstrogène.
